Fiche Nº 002 · molle
Coquine
Coquine, pas coquine... J'y vais !

Chez Coquine, tout semble avoir été pensé pour que la crème glacée ne soit pas la seule chose qu’on remarque. Le décor est coloré, rétro, légèrement excessif, mais sans donner l’impression qu’une boule disco a vomi dans la pièce. C’est joli, assumé, et surtout assez vivant pour donner la sensation qu’on est venu faire autre chose que simplement manger debout sur un trottoir.
J’ai choisi un moitié-moitié vanille coquine et cerise de sureau. La vanille était douce, crémeuse, très bien faite et bien ma foi légèrement coquine. La cerise de sureau, plus florale, ajoutait juste assez d’étrangeté pour rendre le mélange intéressant. Le genre de saveur qui aurait pu tourner au parfum d’ambiance, mais qui reste, heureusement, du bon côté de la cuillère.
Le sucre était bien dosé, ce qui mérite d’être mentionné. Tout était gourmand sans être lourd, avec des saveurs qui avaient encore le droit d’exister sous le sucre. On ne ressort pas avec la bouche engourdie ni l’impression d’avoir bu un litre de sirop.
Le choix n’est pas immense, mais ce n’est pas vraiment dérangeant. Coquine semble préférer quelques saveurs bien exécutées à une liste interminable où la moitié des options existent seulement pour être photographiées.
Au final, c’est une crèmerie agréable, belle et cohérente avec son identité. Le décor a plus de personnalité que bien des lieux qui essaient beaucoup plus fort, et la crème glacée suit. Coquine ne révolutionne pas le dessert glacé, mais elle le fait avec assez de soin pour qu’on ralentisse un peu en le mangeant — ce qui est déjà beaucoup demander à quelqu’un devant une crème glacée qui fond.
Disons que, pour une fois, la boule disco n’était pas seulement au plafond : elle avait aussi bon goût.
Jeanne Boules